2013 : le retour de la newsletter !

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2013 : le retour de la newsletter !

L’interview complète de Agnès Walter – Au pied de mon arbre

Comment le Feng Shui a-t-il croisé ma route ?

En réfléchissant à cette question, je me rends compte que je n’ai pas d’histoire particulièrement « choc ». La rencontre entre le Feng Shui et moi est, somme toute, banale, comme si c’était un élément normal de mon parcours.

En 1999, j’ai commencé des cours de Tai Chi Chuan. Quelques mois plus tard, je suis tombée sur un livre sur le Feng Shui. Cette discipline m’a immédiatement « parlée » et je n’ai depuis jamais cessé de l’apprendre.

Est-ce que le Tai Chi Chuan m’a prédisposée à être plus ouverte à l’univers taoïste ? Ou bien étais-je destinée à être naturellement attirée par lui ? Toujours est-il que j’ai découvert la pensée taoïste par deux voies quasi simultanées : l’une passant par le corps, l’autre par la tête. L’une s’intéressant à l’humain évoluant dans son environnement, l’autre à l’influence de l’environnement sur l’humain.

Cette approche simultanée de deux disciplines a en tout cas certainement conditionné la suite de mon apprentissage car je n’ai jamais pu aborder le Feng Shui comme une pratique isolée, mais seulement comme un élément dans un ensemble de pratiques.

En quoi ma pratique du Feng Shui est-elle différente ?

Je ne saurais dire en quoi elle est différente des autres experts en Feng Shui traditionnel chinois à travers le monde. En revanche, pour en avoir rencontré  beaucoup en France, je peux dire en quoi je me sens différente de la majorité d’entre eux. La réponse est dans la question précédente : je ne pratique pas de Feng Shui seul.

Lors de mon apprentissage du Feng Shui, j’ai immédiatement senti qu’une expertise « absolue » d’un lieu n’existait pas, qu’elle était forcément relative en fonction de la période et de ses habitants. J’ai notamment ressenti très vite le besoin de faire un bilan énergétique des habitants, comme je le faisais pour le lieu ; et c’est là que j’ai vu que ce que je recherchais existait! Il s’agit du Ba Zi, charte basée sur le Yin/ Yang et les 5 éléments. L’aspect temporel est également primordial.

Lors d’une consultation Feng Shui, j’embarque donc systématiquement le Ba Zi et je peux aussi m’appuyer sur le Yi Jing pour affiner le questionnement des habitants. Je demande en effet comme pré-requis à mes clients d’avoir une demande précise derrière leur demande d’expertise de leur habitation. En effet, faire une expertise juste « pour voir », ou « pour se sentir mieux chez soi » est faisable, mais je n’aime pas utiliser le Feng Shui à la façon d’un catalogue, où je décline tout ce que je vois ; je préfère l’utiliser comme un dictionnaire, où je vais chercher l’explication d’un mot précis. C’est plus efficace et cela répond d’ailleurs mieux à la philosophie pragmatique du taoïsme. Ainsi, selon les besoins, je vais piocher dans le Yi Jing, le Feng Shui ou le Ba Zi, comme dans une boite à outils. Mon prof de Yi Jing disait : « pour remplacer une ampoule, vous n’avez pas besoin de sortir tous vos outils ! ». En revanche, il vaut mieux avoir le choix. L’objectif n’est pas d’étaler tout ce que je peux voir, mais plutôt d’apporter des réponses concrètes pour aider mes clients. Si leur objectif est d’avoir un enfant, je ne vais pas m’attarder sur leur carrière professionnelle. S’ils recherchent un partenaire amoureux, je focalise sur cet aspect et met au second plan les finances ou la reconnaissance sociale. Etc. Cela n’empêche pas d’évoquer certains aspects, mais s’ils ne sont pas une préoccupation pour eux, inutile qu’ils en deviennent une !

Quel est votre conseil pour bien terminer l’hiver ?

Trouver sa place dans le cycle de toute chose, voilà une des idées phares du taoïsme. Il est vrai que notre société ne nous y aide pas. On travaille en hiver et l’on se repose en été, alors que la nature voudrait que l’on fasse exactement l’inverse. L’hiver est une période où toute la nature est endormie et tourne au ralenti, ce n’est donc surtout pas une période où l’on devrait entreprendre et être en activité maximum.

Alors, même si notre vie est en décalage avec la nature, mettons à profit cette fin d’hiver pour essayer de nous recaler sur le rythme des saisons : posons-nous, prenons le temps de dormir, de réfléchir, ralentissons un peu, cessons d’être dans l’agir. L’hiver une période propice à la réflexion, au mûrissement des projets. Le temps de l’action reviendra avec le printemps.

N’oubliez pas qu’une action réussie l’est grâce à une bonne préparation. Et ce temps de l’avant action n’est ni passivité ni paresse, mais temps de la germination. Ce qui ne se voit pas n’est pas sans existence.

Merci Agnès pour le partage de votre expérience et de vos conseils :-)

 

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